“Stop au langage SMS”, pourquoi ?

En pleine semaine de la langue française, il n’y a pas de quoi être surpris de voir ce genre de séquence (ici du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) passer à la télévision. Il se fait seulement que celle-là m’a fort surpris. En deux mots, une mère reproche à son fils d’utiliser le “langage sms” dans un sms, allant même jusqu’à l’inviter à apprendre à écrire [en français] s’il veut être compris.

N’est-ce pas elle qui ferait bien d’être plus sensible aux codes apparentés à des pratiques qui sont aussi les siennes ? N’est-ce pas à elle d’être consciente qu’il existe plusieurs variétés et normes d’usage ? Bref, à mes yeux, à côté de la plaque !

Orthographe : le prix des fautes

Le 19 février dernier, France 2 (Envoyé spécial) diffusait un reportage sur l’orthographe et le prix de sa non-maitrise pour l’entreprise. Plein d’espoir sur ce qui allait être dévoilé, notamment l’identification des causes, je suis resté sur ma fin faim : pas de mise en cause du discours grammatical de référence, de la norme, aucune considération du rôle – et surtout, du malaise –  de l’école, rien d’autre que le constat d’un manque à gagner pour l’entreprise.

Une solution ? Oui oui, payez des coachs bien cher pour mettre des sparadraps sur les blessures d’enfant. Après tout, ça crée de l’emploi. Brr…

L’accord du participe passé dans “Les Marseillais à Cancún”

Le titre est vendeur, je sais… Sans entrer dans le détail de cette émission qui consiste à envoyer un groupe de – ici – Marseillais de l’autre côté de l’Atlantique pour qu’ils y fassent la fête, elle me parait anthropologiquement précieuse du point de vue linguistique d’étude de la langue orale.

Ce sont les structures “devoir à” et “choisir à”, qui ont retenu mon attention. Est-ce une particularité régionale (il existe bien, en Belgique, des recevoir à quelqu’un pour dire de la part de quelqu’un) ? Une erreur de syntaxe ? Une réanalyse ?

Il devait à choisir la fille de son choix. Heureusement, il m’a choisi[e] à moi.

Dans le second cas, la construction pose également la question de l’accord du participe passé puisque, apparemment, le m’, explicité en à moi, ne serait pas un complément direct/déterminant du verbe.

Attention, néanmoins, perte de temps garantie si vous regardez cette série !