L’inarbitraire du signe

C’est de l’histoire ancienne mais je pense qu’il est bon de revenir dessus, deux minutes. Il s’agit du passage de Didier Decoin, écrivain français déjà primé par le Goncourt, à l’émission Bonjour quand même, sur la RTBF, le 22/05/2012. Je n’ai sélectionné qu’un court extrait de son intervention, qui me parait symptomatique d’une méconnaissance mal assumée de la langue française.


En effet, il rapproche la forme de la lettre de la réalité qu’elle représente, comme si le français était né d’une savante alchimie, d’une magie divine.

Sans connaitre Saussure, les élèves de primaire qui apprennent la lecture avec la méthode des alphas ne font plus l’amalgame dès la troisième primaire (CE2, 8 ans).

Alors, c’est vrai, il n’y a pas mort d’homme, juste fausse poésie et illusion d’érudition. Parce que, après tout, pourquoi le “s” formé par le long cou de l’animal ne se retrouve pas dans “cygne”. Vous me direz qu’on y voit bien un corps et deux pates palmées… oui…
P.S. : Je ne connais rien de l’oeuvre de Didier Decoin, je n’ai absolument rien contre-lui et ceci n’est pas un article à charge.