Qui veut de l’attribut du sujet ?

Si la lecture du programme de français du primaire (4 cycles) n’a pas grand chose d’excitant, moins encore l’isolement par niveau des matières grammaticales travaillées, elle permet toutefois de se constituer un petit florilège d’inepties ou autres contradictions. Parce qu’on l’évoquait encore hier, revenons quelques instants sur l’attribut du sujet. Le programme ne fait pas que mentionner les notions à enseigner, il offre aussi de succinctes explications théoriques pour les appuyer et en justifier l’exercice. Enfin, il se peut plutôt que ce soit pour combler les lacunes des lecteurs/enseignants car elles ne répondent en rien à la question de la pertinence de travailler telle ou telle matière, ni ne se soucient de cohérence interne.

L’attribut du sujet donc. Inutile de chercher la raison de son existence dans le programme, ni d’ailleurs celle de quelque choix théorique. Voyons toutefois comment il est traité. C’est entre 8 et 10 ans, au troisième cycle, qu’il convient de faire repérer que l’attribut est associé au sujet et de le distinguer de l’épithète. Par contre, ce n’est qu’au quatrième cycle (10-12 ans) que cet attribut pourra être un nom. Au troisième cycle, c’est le complément qui suit le verbe être, au suivant, l’un des verbes (liste fermée) suivants : être, paraitre, sembler, devenir, rester.

Ou pas toujours…

Pour ce qui est de l’analyse, il est intéressant de se demander si l’attribut du sujet est à inclure dans le groupe verbal. Je vous laisse en décider (extraits du programme, p. 266-267).

L’attribut du sujet est donc le complément qui suit le verbe être (paraitre, sembler, devenir, rester), ou pas. Il ne peut être qu’un adjectif ou un nom. Il fait partie du groupe verbal, ou pas. On ne peut pas le supprimer et il s’accorde avec le sujet (mais seulement si c’est un adjectif).

 Nous voilà bien avancés !