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Conceptualiser n’est pas tourner en rond

Écartelé entre une politique “Qualité” (Compter le mieux possible ?) de la recherche et les mouvements de slow science (“Bear with us, while we think”) ou de désexcellence (“vite, beaucoup, mal”) mis sur pieds par les principaux acteurs de cette recherche, chaque scientifique doit batailler (infliger, souffrir, (se) négliger) et se positionner, malgré lui, entre aspiration et conscience professionnelles.

En ce qui me concerne, le dernier exemple en date, anecdotique, est le temps qui a été requis pour rendre compte de données peu appréhendables de la manière la plus économique qui soit, sans sacrifier ni en lisibilité ni en complétude. Le sentiment de tourner en rond deux (trois, quatre…) jours durant à gribouiller et tourner les pages est très culpabilisant mais ce temps – s’en aperçoit-on ensuite – est tout à fait nécessaire.

Pouvoir se permettre de prendre le temps, c’est (essayer de) gagner en concision, c’est tenter de dire plus et mieux en moins, c’est chercher la profondeur et la qualité d’expression pour en rendre compte, c’est éviter de (se) disperser. C’est se sentir mieux, aussi. Surtout.

Et pour ceux qui veulent manifester leur adhésion, un petit logo fait sur le pouce avec l’inspiration de ces derniers temps. (Il en existe déjà un “officiel” ?)

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…ou, plus discrètement :

slowscience_mini

 

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